C’est le candidat aux législatives Mohamed Rehamnia du Parti Tunisien qui a initié l’idée. « Notre sigle étant la paire de ciseaux, nous proposons au futur gouvernement notre expertise en matière de taille et d’élagage », déclare-t-il sur la page officielle du parti. « Nous pensons que les sympathisants CPR non repentis doivent être neutralisés en termes de capacité de reproduction, car ils portent atteinte aux générations futures ».

Cette déclaration semble avoir trouvé beaucoup de succès au sein de la société, des pages FB appelant le gouvernement à appliquer immédiatement ces mesures ayant même été créées, et le syndicat des coiffeurs traditionnels a déjà appelé à un sit-in en ce sens devant le ministère de la jeunesse et de l’enfance.

Toutefois, l’idée est loin de faire l’unanimité. Interrogé par Lerpesse.com, le docteur Saif Elgass a d’abord confirmé le diagnostic. « Nous avons les preuves que le syndrome cp-R cause, une fois installé, une grave dégradation irréversible du génome humain, compromettant ainsi la qualité clinique de la progéniture » affirme-t-il, « c’est en quelque sorte le contraire de la sélection naturelle ». Cependant, il précise que la stérilisation mécanique n’est pas la bonne méthode. « La proposition de M. Rehamnia ignore la problématique de traitement de déchets qu’engendre ce genre d’interventions » explique-t-il,  « nous ne disposons pas encore de la technologie adéquate pour le traitement de la matière organique cépéropositive, connue pour être à haut risque pour l’environnement ».

Aucune réaction n’a encore été faite par le parti en question, si ce n’est celle de M. Abederraouf Ayadi, qui a dénoncé « une technique classique d’extermination d’inspiration sioniste », tout en s’indignant contre « la dangereuse escalade dans la bataille démographique menée par Israël à l’encontre des populations palestinienne et arabe ».

Réagir