Le président du Gabon frère, son altesse Ali bongo Ondimba, a pris de revers tout le peuple Tunisien en refusant de participer à la fiesta organisée par le président Moncef Marzouki à l’occasion de la commémoration du 3ème anniversaire de la révélation du prophète Radhouen ben Omrane, ami de longue date du chef d’Etat. Et il n’est pas le seul. Dans un élan de solidarité sans précédent, d’autres invités ont rejoint le mouvement de boycott, à l’instar du président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, ou encore de l’ancien président sénégalais Abdulaye Wade.

Raison invoquée: une partie de bridge sur invitation du président Mugabe. L’équipe de LerPesse, ayant senti qu’il y avait anguille sous roche, et dans sa perpétuelle recherche de la vérité, a décidé de mener sa propre enquête. Et là, stupéfaction. La véritable explication serait la présence du président français François Hollande à Tunis. En effet, ce trio, connu pour son attachement farouche à la liberté d’expression et pour l’amour qu’il porte à la démocratie, trouve indigne qu’un président qui oeuvre pour la censure d’artistes comme Dieudonné m’bala m’bala soit présent dans un pays libre comme le notre. D’autant plus que notre envoyé spécial à Libreville, Frank Lasmany Guigma, nous avait assuré il y a de ça une semaine qu’il avait entendu M. Bongo sous la douche fredonner le fameux tube: « François, la sens-tu, qui se glisse dans ton cul, la quenelle? », chanson dédiée par l’humoriste franco-camerounais au serial lover français.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Un autre président, celui de la Guinée, Alpha Condé, serait aussi à l’origine de l’affront essuyé par la Tunisie. Et pour cause, le président guinéen aurait été élu un 7 novembre 2010, date de la dernière célébration de la dictature de Ben Ali honni par ces démocrates invétérés, mais aussi et surtout, date correspondant à la journée internationale de l’écrivain africain, dûment célébrée dans ces trois pays.

Ainsi, ces invitations lancées hâtivement par M. Marzouki risquent de raviver des tensions diplomatiques vieilles de plusieurs années, mais jusque-là contenues grâce à la sagesse de ces hommes qui ont su redorer le blason de l’Afrique et redonner à la démocratie ses lettres de noblesse sur le continent noir. Quel gâchis que celui de ne pas les voir fouler le sol d’une terre qui a tant besoin d’eux comme modèles dans lesquels elle puiserait son inspiration pour les siècles à venir.

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