Accord entre Ennahdha et les dirigeants chinois pour importer de l’Islam politique fabriqué en Chine

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Le chef d’Ennahdha, accompagné d’une délégation de hauts responsables du parti ainsi que d’hommes d’affaires indépendants (sic), s’est rendu en Chine le 17 septembre pour une visite de travail.

Les hommes d'affaires indépendants et patriotes.
Les hommes d’affaires indépendants et patriotes.

«Cette visite a entre autres pour objectifs de resserrer les liens économiques avec la Tunisie et encourager les entreprises chinoises à venir investir et faire de la Tunisie une plate-forme pour les marchés du Maghreb, de l’Europe et des pays africains » indique le communiqué publié sur la page du parti.

Or, selon nos sources bien informées, l’objectif de la visite aurait été tout autre.

Ayant subi de plein fouet son bilan catastrophique au pouvoir, perdant au passage une grande partie de sa base populaire, Ennahdha chercherait à sous-traiter, à moindre coup, la production de militants islamistes.

« Avec un mouton à 1000 dinars, des cours particuliers hors de prix ou encore des mariages collectifs de plus en plus couteux à organiser, le budget alloué aux recrutements devient insoutenable » nous explique notre source. « A l’approche des élections nous ne pouvons plus nous permettre que nos rassemblements populaires tournent au fiasco, mais l’époque où le militant tunisien se satisfait de Chocotom est bel et bien révolue. Avec la concurrence des autres partis, les enchères montent et les revendications sont devenues en complète inadéquation avec la réalité du marché. Nous avons donc pris la décision de délocaliser en Chine » a-t-elle ajouté.

Grâce à un travail d’investigation en coopération avec la journaliste Olfa Riahi, nous avons pu retracer le démarrage des négociations jusqu’en 2012. Selon les thèses de la journaliste, le gouvernement chinois avait décidé de régler de façon définitive la question de la minorité musulmane et le risque terroriste qu’elle représentait. Il serait donc entré en contact en premier lieux avec le ministre nahdhaoui des affaires étrangères de l’époque M. Rafik Abdesslem.

Un don chinois de 1 million de dollars avait d’ailleurs, fait scandale car retrouvé sur le compte personnel de M. Abdesslem. Une enquête judiciaire sur cette affaire est en cours.

Le leader du parti, devenu numéro 1 de la multinationale des frères musulmans, aurait quant à lui confié à ses proches : « Après le verrouillage du marché égyptien, la radicalisation de nos filiales en Lybie et au levant et la diminution de nos ressources humaines en Tunisie, je ne vois que la réserve chinoise pour relancer notre croissance. Ces 20 millions de musulmans dont personne ne veut en Chine sont un cadeau d’Allah. Les Chinois sont même prêts à totalement prendre en charge les opérations pour leur débrider les yeux. »

L’attention toute particulière qu’il a accordée à cette communauté au cours de la visite semble confirmer ces propos.

Dans un souci logistique, une ligne directe reliant Tunis à Shanghai devrait être annoncée par Syphax Airlines dans les jours qui viennent.

Les premiers spécimens de militants islamistes débridés made in China ne devraient donc plus tarder à faire leur apparition sur le marché politique tunisien. Une première livraison serait prévue à l’occasion d’une marche « malyouneyya » pour la réalisation des objectifs de la révolution sous les couleurs du parti à la colombe.

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